Le bon geste de février.

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

Les frimas de l’hiver ne doivent pas vous faire oublier que d’ici à une quinzaine de jours, la lutte contre la cloque du pêcher devra débuter sous forme d’une application de cuivre à renouveler en mars. Ces applications doivent être réalisées par temps ensoleillé. Pour que les applications soient efficientes, il est impératif que les conditions météo restent favorables durant les 2 à 3 jours qui suivent.

 

A noter que ce type de lutte bio peut être remplacée par un produit alternatif : La macération huileuse d’ail. Dans ce cas, la lutte ne débutera qu’au débourrement. Diverses applications seront réalisées jusqu’à fin juin.

 

Préparation de la macération d’ail huileuse :

 

  • Broyer grossièrement 100gr d’ail avec un mortier, un mixer ou avec un presse-ail.

 

  • Mélanger 3 à 4 cuillères d’huile de colza, de tournesol ou d’olive bio à l’ail broyé.

 

  • Laisser macérer 12 heures à température ambiante.

 

  • Préparer un litre d’eau et une bouteille hermétique de 1 litres.

 

  • Placer, au-dessus de la bouteille, une passoire fine dans un entonnoir. Verser la macération d’ail dans la passoire. Puis, verser tranquillement l’eau au-dessus de la macération pour en rincer l’huile chargée en principes actifs d’ail.

 

  • Ajouter quelques gouttes de savon noir afin de provoquer l’émulsion puis fermer la bouteille.

 

Vous pouvez conserver cette macération durant 3 mois au réfrigérateur.

 

N’a aucune odeur à la préparation et ne donne aucun goût une fois appliqué.

 

Préparation pour l’application :

 

1 litre de macération d’ail permet de préparer 20 litres de bouillie de traitement (1 litre de macération + 19 litres d’eau + 4 dl ou 6 dl de savon noir + 1 cuillère à soupe de poudre d’argile verte.

 

 

 

La taille et l’importance du voile de taille lors de la taille des arbres fruitiers :

 

On effile le prolongement de chacune des branches puis les rameaux deviennent de plus en plus longs au fur et à mesure que l’on se rapproche du centre de l’arbre. On peut s’imaginer la forme d’une lance en 2D ou celle d’un cône de signalisation en 3D. Si on se représente la forme d’un fruitier classique avec un cône vertical représentant l’axe et 3 à 4 cônes inclinés de 45° qui représentent les branches charpentières, vous pouvez assez facilement vous représenter le volume fruitier rempli par les branches, les feuilles et les fruits. Ainsi que l’espace libre à proximité. Cette forme effilée permet une bonne pénétration de la lumière, mais aussi une bonne aération, ce qui limite le développement des maladies. Les fruits seront aussi mieux exposés à la lumière. Entraînant une belle coloration de l’épiderme et une bonne qualité gustative. Autre avantage, la production fruitière sera plus importante près du centre de l’arbre, ce qui est un avantage statique non négligeable et évite la rupture des branches.

 

Bon mois de février à toutes et tous.

 

Pierre-Alain