November 2009

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BULLETIN D’INFORMATION ARBORICOLE

repris de la SCA. (Station cantonale d’arboriculture Av. de Marcelin 29 1110 MORGES).

Feu bactérien

A partir du 15 novembre 2009, seul le canton du Valais fait encore partie de la *zone protégée* suisse.  Plus d’infos sur notre page ” feu bactérien ”.

Moniliose

Eliminer sur les espèces à pépins et à noyaux le maximum de fruits moniliés en les jetant.  Vous limitez ainsi le potentiel infectieux pour 2010.

Campagnols

Surveiller les jeunes vergers car ils constituent une cible privilégiée pour les campagnols. Ne laissez pas s’installer une population de campagnols.

Chancre bactérien du cerisier – Cloque du pêcher

Il est possible d’appliquer un produit cuprique arboricole durant la chute des feuilles (en novembre – décembre).

Cloque du pêcher

 – infos de février 2011:  Le traitement contre cette maladie fongique doit être effectué pendant le repos de la végétation, juste avant le gonflement des bourgeons.  Le champignon hiverne sur les rameaux qui ont porté des feuilles cloquées (malades) l’année précédente. 
Traiter par temps doux et calme de manière à atteindre l’extrémité des rameaux. On utilisera un fongicide organique (Zirame Tabs, 1 tablette dans 1 litre d’eau, pas autorisé en PI et PER), Thirame 80, TMTD ou un produit cuprique.
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Remarque : les produits cupriques sont moins efficaces que les fongicides à base de Thirame ou Zirame.

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Bactériose du poirier : Cuprofix, Cuivre 50, Oxycuivre, Vitigran, efficacité partielle.

Avis important:

à l’avenir, il ne sera plus fait mention de noms de produits dans ce bulletin. Nous signalerons uniquement les familles de produits et donnerons les liens sur lesquels vous pouvez trouver les produits à disposition

(ci-dessous).

Index des produits phytosanitaires élaboré par les stations fédérales :

L’accent sera mis sur la connaissance et reconnaissance des ravageurs présents.

http://www.agroscope.admin.ch/data/publikationen/1268384394_CH_INDEX_ARBO-V110.pdf

Liste des produits homologués en lutte biologique :

https://www.fibl-shop.org/shop/pdf/1078-intrants.pdf

Ces documents peuvent également être commandés soit à Agroscope Changins Wädenswil ou au FiBL.

L’utilisation de produits ou de procédés mentionnés dans ce bulletin n’engage d’aucune manière notre responsabilité ou celle de la SCA. Pour les produits, respecter scrupuleusement les indications du fabricant qui figurent sur l’étiquette.


2010: Cours d’Apiculture

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Site météo et risques maladies fongiques et bactériennes :    http//:www.agrometeo.ch


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la foire d’automne de Treffort-Cuisiat

excursion du 17 octobre 2009

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   Merci beaucoup à la photographe du jour: RayMonde


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Foire d’automne de Treffort-Cuisiat

 Le samedi 17 octobre 2009, une vingtaine de privilégiés de la Société de Pomologie et d’Arboriculture du Canton de Vaud se sont déplacés à Cuisiat, petit bourg blotti au pied d’une colline, dans le département français de l’Ain. 

 Aucun n’a regretté les trois heures de voyage dans un petit car très confortable, conduit de main de maître par un chauffeur très classe, chemise blanche et nœud papillon.

 Marché magnifique, tout en couleurs et variétés, aussi bien de fruits, de légumes, de fleurs, de conserves et de confitures, avec de quoi se restaurer de mets chauds régionaux, de douceurs et de boissons du cru, jus de pommes ou de poires pressées sous nos yeux et autres nectars plus alcoolisés. Tout était simple, net, franc et du terroir, tout était simplement délicieux !

 Ce qui a le plus enthousiasmé notre groupe fut sans conteste la grande variété de fruits exposés,particulièrement de pommes. Beaucoup de sortes nous étaient inconnues, tant par le nom et l’aspect que par le goût, car nous avions la possibilité de déguster. Les courges et autres cucurbitacées ainsi que les étalages de graines colorées donnaient un air de fête à cette manifestation.

 Des expositions spécifiques jalonnaient également la foire : le maïs, les champignons, les marrons, les noix, les noisettes et nombreux produits dérivés des fruits et légumes. Une maisonnette était entièrement consacrée aux graines du monde entier, que nous pouvions acquérir pour quelques Euros.

 Nous avons également été interpellés par quelques stands où nous pouvions acheter des arbustes et des arbres fruitiers à replanter, des essences d’autrefois qu’on a de plus en plus de difficultés à trouver lorsqu’on veut sortir des sentiers battus. En tout cas, bravo à cette région,
ils font un travail formidable et nous aident à ne pas oublier !

 Et merci à la POMO, qui nous a permis de découvrir ce beau coin de pays.

                                                                     RayMonde

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Reportage: la foire d’automne de Treffort-Cuisiat

 Le samedi 17 octobre 2009, une vingtaine de privilégiés de la Société de Pomologie et d’Arboriculture du Canton de Vaud se sont déplacés à Cuisiat, petit bourg blotti au pied d’une colline, dans le département français de l’Ain. 

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 Aucun n’a regretté les trois heures de voyage dans un petit car très confortable, conduit de main de maître par un chauffeur très classe, chemise blanche et nœud papillon.

 Marché magnifique, tout en couleurs et variétés, aussi bien de fruits, de légumes, de fleurs, de conserves et de confitures, avec de quoi se restaurer de mets chauds régionaux, de douceurs et de boissons du cru, jus de pommes ou de poires pressées sous nos yeux et autres nectars plus alcoolisés. Tout était simple, net, franc et du terroir, tout était simplement délicieux !

 Ce qui a le plus enthousiasmé notre groupe fut sans conteste la grande variété de fruits exposés,particulièrement de pommes. Beaucoup de sortes nous étaient inconnues, tant par le nom et l’aspect que par le goût, car nous avions la possibilité de déguster. Les courges et autres cucurbitacées ainsi que les étalages de graines colorées donnaient un air de fête à cette manifestation.

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 Des expositions spécifiques jalonnaient également la foire : le maïs, les champignons, les marrons, les noix, les noisettes et nombreux produits dérivés des fruits et légumes. Une maisonnette était entièrement consacrée aux graines du monde entier, que nous pouvions acquérir pour quelques Euros.

 Nous avons également été interpellés par quelques stands où nous pouvions acheter des arbustes et des arbres fruitiers à replanter, des essences d’autrefois qu’on a de plus en plus de difficultés à trouver lorsqu’on veut sortir des sentiers battus. En tout cas, bravo à cette région,
ils font un travail formidable et nous aident à ne pas oublier !

 Et merci à la POMO, qui nous a permis de découvrir ce beau coin de pays.

                                                                     RayMonde

======> Encore des photos ici


Le sureau noir peut aussi être d’ornement

article d’INFOPOMO No 23, pages 2-3.  Octobre 2009             Auteur : Roger CORBAZ

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Pour tous ceux qui entretiennent des massifs, que ce soient des rosiers, des hibiscus ou des hydrangea, le sureau est un indésirable qui, comme les ronces, s’installe au milieu des buissons sans y être invité, envahit et écrase les autres arbustes. Couper les parties aériennes ne suffit pas, il faut tout arracher si l’on veut s’en débarrasser.

 

      Mais outre ce caractère d’opportuniste le sureau noir  (Sambucus nigra)  peut aussi être un élément décoratif lorsqu’il modifie son feuillage par exemple. Sur la base de plantations à l’Arboretum d’Aubonne, on peut recommander le type à feuilles rouges. Peu exigeant, ce type a prospéré dans un sol relativement séchard  malgré des printemps avares en précipitation.

 

      Au contraire du sureau noir à feuilles vertes laciniées, dont la douzaine de sujets plantés n’a pas supporté ces mêmes conditions et dont il ne reste aujourd’hui plus aucun exemplaire. Pourtant le feuillage, dont les éléments sont découpés comme du persil plat, confère un aspect de légèreté bienvenue à ce buisson. Planté à 800 m. d’altitude au-dessus de Lausanne, il prospère magnifiquement. On en conclut que ce type supporte mal le manque d’eau.

 

      Le côté exubérant et désordonné du sureau ordinaire est complètement effacé dans la forme « fastigiée » qui devient une colonne unique et verticale, à croissance très modérée.

 

         Pour la production de fruits, la variété autrichienne Haschberg est à recommander.  Les  baies  d’un  même  corymbe (grappe)  mûrissent  toutes en même temps – ce qui n’est pas le cas dans le type sauvage – la production est abondante et précoce. En plus, les baies attirent un peu moins les oiseaux.

 

      Il existe aussi des variétés dont les baies sont blanches ou jaunâtres. Ces dernières sont plus riches en sucre que les colorées.

 

      On mentionnera aussi que les fleurs sont utilisées pour confectionner une limonade appréciée ou un sirop parfumé. Avec les baies on peut fabriquer sirop et gelée excellents contre les maladies respiratoires et névrites. Mais attention, les baies ne doivent pas être consommées fraîches, il faut les cuire.

 

      Le sureau noir, tant sur le plan décoratif que sur celui de plante médicinale, un arbuste plein de ressources !

                                                                                     Roger Corbaz

Note du webmaster :  il existe plus de 30 variétés de Sureau noir,

voir la liste sous:  http://www.pommiers.com/sureau/sureau.htm

La variété Haschberg peut être commandée chez Häberli Fruchtpflanzen AG    CH-9315 Neukirch-Egnach        site WEB:  http://www.haeberli-beeren.ch/de/     et la liste de leurs spécialités:

http://www.haeberli-beeren.ch/de/gartencenter/bestellung/Faxbestellliste%20Fruhling%202009%20CH-f%20KW%2021.pdf

(photo copyright domenicus.malleotus)


Le sureau noir peut aussi être d’ornement

article d’INFOPOMO No 23, pages 2-3.  Octobre 2009             Auteur : Roger CORBAZ

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Pour tous ceux qui entretiennent des massifs, que ce soient des rosiers, des hibiscus ou des hydrangea, le sureau est un indésirable qui, comme les ronces, s’installe au milieu des buissons sans y être invité, envahit et écrase les autres arbustes. Couper les parties aériennes ne suffit pas, il faut tout arracher si l’on veut s’en débarrasser.

 

      Mais outre ce caractère d’opportuniste le sureau noir  (Sambucus nigra)  peut aussi être un élément décoratif lorsqu’il modifie son feuillage par exemple. Sur la base de plantations à l’Arboretum d’Aubonne, on peut recommander le type à feuilles rouges. Peu exigeant, ce type a prospéré dans un sol relativement séchard  malgré des printemps avares en précipitation.

 

      Au contraire du sureau noir à feuilles vertes laciniées, dont la douzaine de sujets plantés n’a pas supporté ces mêmes conditions et dont il ne reste aujourd’hui plus aucun exemplaire. Pourtant le feuillage, dont les éléments sont découpés comme du persil plat, confère un aspect de légèreté bienvenue à ce buisson. Planté à 800 m. d’altitude au-dessus de Lausanne, il prospère magnifiquement. On en conclut que ce type supporte mal le manque d’eau.

 

      Le côté exubérant et désordonné du sureau ordinaire est complètement effacé dans la forme « fastigiée » qui devient une colonne unique et verticale, à croissance très modérée.

 

         Pour la production de fruits, la variété autrichienne Haschberg est à recommander.  Les  baies  d’un  même  corymbe (grappe)  mûrissent  toutes en même temps – ce qui n’est pas le cas dans le type sauvage – la production est abondante et précoce. En plus, les baies attirent un peu moins les oiseaux.

 

      Il existe aussi des variétés dont les baies sont blanches ou jaunâtres. Ces dernières sont plus riches en sucre que les colorées.

 

      On mentionnera aussi que les fleurs sont utilisées pour confectionner une limonade appréciée ou un sirop parfumé. Avec les baies on peut fabriquer sirop et gelée excellents contre les maladies respiratoires et névrites. Mais attention, les baies ne doivent pas être consommées fraîches, il faut les cuire.

 

      Le sureau noir, tant sur le plan décoratif que sur celui de plante médicinale, un arbuste plein de ressources !

                                                                                     Roger Corbaz

Note du webmaster :  il existe plus de 30 variétés de Sureau noir,

voir la liste sous:  http://www.pommiers.com/sureau/sureau.htm

La variété Haschberg peut être commandée chez Häberli Fruchtpflanzen AG    CH-9315 Neukirch-Egnach        site WEB:  http://www.haeberli-beeren.ch/de/     et la liste de leurs spécialités:

http://www.haeberli-beeren.ch/de/gartencenter/bestellung/Faxbestellliste%20Fruhling%202009%20CH-f%20KW%2021.pdf

(photo copyright domenicus.malleotus)


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(copyright Alexandre Csutoros)

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quelques photos d’abeilles   (copyright Scott Camazine)

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offertes par Scott Camazine, 310 West Main Street, à Boalsburg, PA 16827     USA

qui nous autorise à utiliser ces belles images de son site WEB    www.scottcamazine.com

et plus spécifiquement:

 http://web.mac.com/camazine/Camazine/HoneyBees/Pages/Bees_on_flowers.html

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une abeille                            fleur et abeille

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Le sphinx de l’euphorbe  (copyright Alexandre Csutoros)

qui nous autorise à utiliser ces belles images de son site WEB

http://www.uncoindenature.fr/

Le sphinx                               sa chenille

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La pollinisation, un passage obligé complexe

par le professeur Daniel Cherix, Université de Lausanne, Département d’écologie et évolution

Parmi les animaux transporteurs de pollen, les insectes jouent le rôle le plus important, mais il n’y a pas que  les abeilles…

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(copyright Alexandre Csutoros)

D’une manière générale si la pollinisation est assurée par les animaux on parle de zoogamie. Il y a plusieurs groupes bien différents d’animaux pollinisateurs. Par exemple certaines espèces chauves-souris tropicales, de petits marsupiaux ou encore des oiseaux comme les colibris. Mais de tous les animaux transportant du pollen ce sont les insectes qui demeurent les plus importants. A première vue ils n’interviennent pas de manière consciente dans la vie des fleurs et leur rôle pollinisateur n’est en réalité qu’une conséquence de leur activité. Ainsi la présence des insectes sur une fleur se justifie par la recherche d’un partenaire sexuel, d’un lieu de nourrissage ou encore d’un lieu de ponte. Si en premier lieu il faut citer les abeilles domestiques, dont l’importance dans la pollinisation des espèces végétales cultivées est essentielle, nous allons voir que plusieurs autres représentants des insectes jouent un rôle parfois très important. Ces insectes se retrouvent notamment chez les Coléoptères, les Diptères, les Lépidoptères et les Hyménoptères.

Pour commencer, les Coléoptères (scarabées, coccinelles etc.) appartiennent à l’un des ordres les plus diversifiés parmi les insectes. On constate que deux types de fleurs sont fréquemment visitées par les représentants de cet ordre : d’une part, de petites fleurs réunies en une large inflorescence, offrant une place d’atterrissage facile, d’autre part des fleurs isolées mais à large corolle ouverte en forme de coupe. Dans les deux cas l’accès au nectar et au pollen est facile. Néanmoins on a remarqué chez les Cétoines, plusieurs parties mobiles portant des poils et servant de brosses à pollen. Chez d’autres espèces certaines possèdent des poils plus ou moins longs sur le prothorax et les élytres qui servent probablement à recueillir les grains de pollen et contribuent à l’action pollinisatrice de ces insectes.

Comme pour beaucoup d’insectes, les substances sucrées comme le nectar sont des aliments recherchés pour leur énergie mais il faut aussi d’autres substances que l’on va trouver dans le pollen. Dès lors un assez grand nombre de mouches sont devenues attirées par les fleurs et se nourrissent de nectar et de pollen. On distingue alors des mouches (Diptères) peu adaptées (on va parler alors de mouche à pièces buccales courtes) et d’espèces bien adaptées avec des pièces buccales leur permettant de puiser le nectar au fond des corolles étroites. Chez les mouches à pièces buccales courtes on trouve les grosses mouches à damiers ou mouches à viande ainsi que les Calliphoridés comme les mouches bleues ou encore les mouches de couleur verte et de nombreuses espèces de la famille de mouches domestiques (Muscidés). En revanche les Conopidés sont des mouches au vol bref et rapide et qui possèdent une trompe de 5 à 6 mm de long. Cette trompe est tout à fait adaptée à la succion du nectar et permet d’exploiter des fleurs comme les knauties, les scabieuses, les vipérines ou encore l’origan. Mais les plus importantes sont ces mouches noirs et jaunes de la famille de Syrphidés qui volent sur place. Elles sont les visiteurs les plus fréquents de nombreuses plantes appartenant à la famille des Caryophyllacées (œillets), Rosacées et Astéracées.  L’ultime spécialisation se retrouve chez les Bombyliidés, qui sont des nectarivores stricts, leurs larves vivant en parasites sur d’autres insectes. Les adultes ont un corps trapu recouvert de poils comme un bourdon et leurs pièces buccales sont allongées (10 à 12 mm) et permettent d’exploiter les corolles les plus profondes,un peu à la manière des colibris. Enfin chez les papillons la trompe permet l’absorption de nectar et le pollen est le plus souvent transporté sur sa trompe ou bien sur sa tête. On distingue trois groupes de pollinisateurs chez les papillons les Rhopalocères (vanesses, piérides etc.) et les Hétérocères et les Sphinx qui ont une activité nocturne ou diurne et se caractérisent par leur butinage en vol stationnaire. La trompe chez certains sphinx atteint 8 cm de long ! Le grand intérêt des papillons en tant que pollinisateurs est leur intervention aussi bien de jour que de nuit et le fait que les fleurs réagissent avec un rythme de production du nectar correspondant au pic d’activité de « son papillon ».

Cet article provient de l’ INFOPOMO No 23 d’octobre 2009, pages 4 et 5.

notre abeille mellifera                                            sphinx

bombyliidé                                                          calliphoridé

 de belles photos des abeilles mellifera et droits d’auteurs

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La pollinisation, un passage obligé complexe

par le professeur Daniel Cherix, Université de Lausanne, Département d’écologie et évolution

Parmi les animaux transporteurs de pollen, les insectes jouent le rôle le plus important, mais il n’y a pas que les abeilles…

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D’une manière générale si la pollinisation est assurée par les animaux on parle de zoogamie. Il y a plusieurs groupes bien différents d’animaux pollinisateurs. Par exemple certaines espèces chauves-souris tropicales, de petits marsupiaux ou encore des oiseaux comme les colibris. Mais de tous les animaux transportant du pollen ce sont les insectes qui demeurent les plus importants. A première vue ils n’interviennent pas de manière consciente dans la vie des fleurs et leur rôle pollinisateur n’est en réalité qu’une conséquence de leur activité. Ainsi la présence des insectes sur une fleur se justifie par la recherche d’un partenaire sexuel, d’un lieu de nourrissage ou encore d’un lieu de ponte. Si en premier lieu il faut citer les abeilles domestiques, dont l’importance dans la pollinisation des espèces végétales cultivées est essentielle, nous allons voir que plusieurs autres représentants des insectes jouent un rôle parfois très important. Ces insectes se retrouvent notamment chez les Coléoptères, les Diptères, les Lépidoptères et les Hyménoptères.

Pour commencer, les Coléoptères (scarabées, coccinelles etc.) appartiennent à l’un des ordres les plus diversifiés parmi les insectes. On constate que deux types de fleurs sont fréquemment visitées par les représentants de cet ordre : d’une part, de petites fleurs réunies en une large inflorescence, offrant une place d’atterrissage facile, d’autre part des fleurs isolées mais à large corolle ouverte en forme de coupe. Dans les deux cas l’accès au nectar et au pollen est facile. Néanmoins on a remarqué chez les Cétoines, plusieurs parties mobiles portant des poils et servant de brosses à pollen. Chez d’autres espèces certaines possèdent des poils plus ou moins longs sur le prothorax et les élytres qui servent probablement à recueillir les grains de pollen et contribuent à l’action pollinisatrice de ces insectes.

Comme pour beaucoup d’insectes, les substances sucrées comme le nectar sont des aliments recherchés pour leur énergie mais il faut aussi d’autres substances que l’on va trouver dans le pollen. Dès lors un assez grand nombre de mouches sont devenues attirées par les fleurs et se nourrissent de nectar et de pollen. On distingue alors des mouches (Diptères) peu adaptées (on va parler alors de mouche à pièces buccales courtes) et d’espèces bien adaptées avec des pièces buccales leur permettant de puiser le nectar au fond des corolles étroites. Chez les mouches à pièces buccales courtes on trouve les grosses mouches à damiers ou mouches à viande ainsi que les Calliphoridés comme les mouches bleues ou encore les mouches de couleur verte et de nombreuses espèces de la famille de mouches domestiques (Muscidés). En revanche les Conopidés sont des mouches au vol bref et rapide et qui possèdent une trompe de 5 à 6 mm de long. Cette trompe est tout à fait adaptée à la succion du nectar et permet d’exploiter des fleurs comme les knauties, les scabieuses, les vipérines ou encore l’origan. Mais les plus importantes sont ces mouches noirs et jaunes de la famille de Syrphidés qui volent sur place. Elles sont les visiteurs les plus fréquents de nombreuses plantes appartenant à la famille des Caryophyllacées (œillets), Rosacées et Astéracées.  L’ultime spécialisation se retrouve chez les Bombyliidés, qui sont des nectarivores stricts, leurs larves vivant en parasites sur d’autres insectes. Les adultes ont un corps trapu recouvert de poils comme un bourdon et leurs pièces buccales sont allongées (10 à 12 mm) et permettent d’exploiter les corolles les plus profondes,un peu à la manière des colibris. Enfin chez les papillons la trompe permet l’absorption de nectar et le pollen est le plus souvent transporté sur sa trompe ou bien sur sa tête. On distingue trois groupes de pollinisateurs chez les papillons les Rhopalocères (vanesses, piérides etc.) et les Hétérocères et les Sphinx qui ont une activité nocturne ou diurne et se caractérisent par leur butinage en vol stationnaire. La trompe chez certains sphinx atteint 8 cm de long ! Le grand intérêt des papillons en tant que pollinisateurs est leur intervention aussi bien de jour que de nuit et le fait que les fleurs réagissent avec un rythme de production du nectar correspondant au pic d’activité de « son papillon ».

Cet article provient de l’ INFOPOMO No 23 d’octobre 2009, pages 4 et 5.

notre abeille mellifera                                            sphinx

bombyliidé                                                          calliphoridé

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Assemblée Générale

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L’assemblée générale 2014 aura lieu le samedi 6 décembre

                             à 14 h au stand de Vernand