Info pratique

 

BULLETIN D’INFORMATION

Extrait des communiqués du centre de compétence en cultures spéciales – Marcelin / Morges

Agrometeo / fiches techniques ravageurs : http://www.agroscope.admin.ch/obstbau/00867/02221/03987/index.html?lang=fr
Liste des produits homologués en lutte biologique : https://www.fibl.org/fr/boutique/publication/c/ldi/p/1078-intrants.html

Stades phénologiques:

http://www.arboriculture-vaudoise.ch/wordpress/?p=285

Récoltes:      infos  août  2014
Les dates de récoltes sont globalement avancées d’environ 10 jours par rapport à 2013.
Le début de la récolte est influencé par :
· La charge des arbres (quantité, régularité, etc.)
· La vigueur de la culture en place
· La nature du sol : lourd ou au contraire léger
· Possibilités et installations d’arrosage
· Certains clones sont plus précoces que la
variété de base.

PRUNIER
Sur prunier Mirabelle, on observe des petites
taches circulaires foncées entourées parfois d’une
réaction rouge sur fruits, il peut s’agir d’attaque
de tavelure du mirabellier. Les conditions
climatiques de cette année lui ont été très
favorables. On retrouve cette maladie sur feuille et
rameaux. C’est sur ces derniers que la maladie
hiverne sous forme de mycélium.
La contamination est spécialement forte en juillet
et peut provenir d’un verger ou d’un arbre situé à
plus de 200m.

Drosophila suzukii

Les populations augmentent. En plus des fraises remontantes, framboises et mûres qu’il faut cueillir tout les 2 jours au minimum, ce ravageur peut s’attaquer aussi à vos récoltes de prunes et pruneaux. Ceci expliquerait la présence de nombreuses larves dans vos fruits. Une partie de la lutte consiste à ne pas laisser les fruits endommagés par les oiseaux sur les arbres, tout comme les fruits trop mûrs.

La pose de pièges alimentaires spécifiques à ce ravageur permet de capturer un nombre non négligeable d’individus et peut aider à limiter les éventuels dégâts.

Ces pièges sont achetables dans les commerces agricoles spécialisés comme
Chevalley SA avenue Haldimand 85 à Yverdon ou certaines Landi régionales.

Plus d’information sur le cycle de développement de ce ravageur, voir lien ci-dessous:

http://www.agroscope.admin.ch/baies/05590/05638/?lang=fr

 

CERISIER
Vous pouvez commencer le surgreffage en couronne de vos cerisiers.
Les rameaux sont prélevés directement sur l’arbre.
Les feuilles sont supprimées, mais la tige (pétiole) de celles-ci est conservée.

La rapidité du greffeur et le masticage exact sont gage d’une bonne reprise au printemps prochain.
Laisser des tires-sève assez près du rameau greffon. Une mauvaise affinité entre greffon et greffé est parfois une cause d’échec.
Ne pas surgreffer des variétés protégées sans autorisation de l’obtenteur.

Le rabattage d’arbre trop haut peut également être entrepris par temps sec.
L’application d’une fine couche de mastic sur les plaies les plus grosses est recommandé.

 

E n     S e p t e m b r e :

Moulin de Sévery: Fête de la noix 10h00-18h00  le 14 septembre

http://www.huilerie-de-severy.ch/fr/content/11-a-propos-de-nous

 

E n   O c t o b r e :

Marché des truffes de Bonvillars de 9h00 à 17h00  le 25 octobre
Démonstration de chiens truffiers, cuisine, vente.

http://www.truffesuisse.ch/

 

Anticancer

Dans son livre à succès, intitulé « Anticancer », David Servan-Schreiber décrit des méthodes naturelles de soins qui contribuent à prévenir le développement du cancer ou à favoriser son traitement en accompagnement des approches conventionnelles (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie). Il ne permet ni de faire un diagnostic, ni de recommander un traitement.
    
L’auteur, médecin, commence ainsi son livre, une seconde édition entièrement revue et augmentée, parue aux éditions Robert Laffont en 2007. Il connaît bien le domaine car chercheur en médecine, il se découvre par hasard porteur d’une tumeur au cerveau à l’âge de 31 ans, puis provisoirement guéri, mais avec une rechute quelque 3 ans plus tard. Il est naturellement porté, 17 ans après, à analyser les différents facteurs susceptibles de modifier l’évolution de cette terrible maladie, en particulier le rôle de l’alimentation.
   
 Actuellement de très nombreuses recherches s’effectuent en laboratoire sur de jeunes tumeurs cancéreuses, in vitro ou sur des souris. Pour les cancers les plus répandus (du sein chez les femmes, de la prostate chez les hommes) les analyses statistiques peuvent mettre en évidence l’influence de facteurs particuliers, p. ex. celui de l’environnement.
   
 Pour l’alimentation, les mesures préconisées ne sont pas révolutionnaires. Pour les boissons p. ex. sont recommandés : le thé vert (de préférence d’origine japonaise), l’eau claire, le vin rouge (modérément, soit 1 verre par jour).
   
 Parmi les légumes, les différents choux (brocoli, chou-fleur, choux de Bruxelles), les légumes riches en carotène (carotte, courge, tomate).

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 Les fruits à noyau : surtout les prunes, les cerises aussi et les abricots, ainsi que les kakis. On est étonné de ne pas y trouver les fruits à pépins, ni les pommes, ni les poires. Par contre, les noix sont mentionnées, à cause de la forte proportion d’Oméga-3. D’ailleurs le rapport Oméga-3/Oméga-6 paraît très important dans les produits laitiers.
 
Dans les lipides, l’huile d’olive est en tête suivie par celle de lin, alors que l’huile de tournesol n’est pas recommandée.

Parmi les épices, la curcumine (un des éléments du curry) est largement en tête, devant la menthe, le thym, la marjolaine (des labiées) et la famille des oignons (échalote, poireau, etc.)

Pour davantage de conseils, on peut consulter le livre du même auteur « Les réflexes anticancer au quotidien », toujours chez Laffont.

Roger CORBAZ

Hommage à la Poire Curé

En cette année 2010 il convient de rendre hommage à cette brave poire qui fête, en toute discrétion, son 250ème anniversaire. Bien sûr on ne doit plus en planter beaucoup de nos jours mais on se rappellera qu’elle a connu au 19ème siècle une longue période de gloire et qu’on la trouve encore régulièrement dans nos campagnes, près des fermes.

Son histoire est intéressante à plus d’un titre. Elle fut trouvée en 1760 par un curé, du nom de Leroy, dans les bois près de son presbytère en Indre. Il s’agit donc d’un semis de hasard, tout comme plus tard la célèbre pomme n° 1, la Golden Delicious, ou le bigarreau aussi n° 1 de sa catégorie, le Burlat. C’est comme si la Nature faisait un pied de nez aux hybrideurs professionnels !

Elle doit son succès aux qualités suivantes : l’arbre est vigoureux, supporte bien la sécheresse et les sols plutôt pauvres ; la production est régulière et dans l’ensemble généreuse ; la maturité des fruits est tardive, ce qui était et est encore peu courant chez les poires. En effet, on cueille les poires Curé en septembre, avant maturité et il faut les garder jusqu’à fin décembre dans une cave simple pour les utiliser. On en fait des tartes, en râpant la chair, ou des conserves en bocaux, voire même des fruits de dessert à l’état cru.

La poire se présente sous une forme allongée, de bonnes dimensions, de couleur verte avec une raie brune de la queue à l’œil. Ce caractère ne se trouve toutefois que sur 15-20 % des fruits.

De sa terre natale, la Poire Curé (dite aussi Poire du Curé, Curette de Clion et Pastorenbirne en Suisse allemande) s’est répandue dans tous les pays voisins de la France. Chez nous, elle a été signalée en 1898 sur le marché de Lausanne. Dans le bulletin de la Société Vaudoise d’Agriculture n° 122, E. Bugnon préconise de l’utiliser pour surgreffer les poiriers à blessons.

InfoPomo No 24 – 2010                                                         Roger CORBAZ

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septembre 2010

Depuis plusieurs années, des chercheurs, des amoureux du passé, des curieux investissent beaucoup de leur temps à rechercher et sauvegarder d’anciennes variétés de fruits et légumes. Abandonnées par les professionnels depuis souvent très longtemps, des variétés de pommes, poires, cerises et autres fruits de l’arboriculture locale reviennent sur le marché et y côtoient  les nouveaux fruits développés par les stations d’arboriculture et les spécialistes. Des paysans qui n’avaient pas abattu leurs arbres fruitiers devenus obsolètes se retrouvent aujourd’hui sur les marchés locaux avec les fruits dont parlaient au passé les historiens de la pomologie et dont nos grands-mères concoctaient de si bonnes tartes. Cela nous semble très réjouissant dans la mesure où l’on élargit la palette de fruits offerts au public. Comme les diététiciens nous proposent de manger au moins trois fruits frais par jour, nous pourrons à l’avenir éviter de déguster uniquement les sempiternelles Golden et leurs descendantes et ainsi varier le menu.

     Plus nouveau  encore, c’est l’envie des jeunes propriétaires de villas de planter d’anciennes variétés. Récemment, un article paru dans un journal vert faisait état de la possibilité d’acquérir des cerisiers greffés de la variété « Noire de Montreux ». La demande pour ce superbe fruit a dépassé les possibilités du greffeur. L’intérêt de ces variétés anciennes réside dans la diversification de l’offre mais aussi dans les traitements. Ces derniers sont limités au maximum et même dans certains cas, on les évitera. Plus de pesticides ? Ouf !

     Pour ceux qui souhaitent se renseigner sur les très nombreuses variétés pouvant se développer sous nos cieux, l’on rappellera que l’Arboretum National d’Aubonne présente une section arboricole d’un grand intérêt. Les arbres plantés ont tous un nom de famille, voire un surnom. On peut se faire une idée du volume de l’arbre quand il atteint sa taille majeure, de son esthétique et bien sûr du fruit. Le déplacement en vaut la peine.
     Finalement, on constate encore une fois que rien n’est définitif, que la roue tourne et qu’il ne faut jamais dire fontaine… je ne boirai pas de ton eau. En attendant, bonne récolte à tous.

Bernard KNOBL

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 v o t r e    m é t é o

Site officiel de météo suisse généré par l’administration fédérale.

La pluspart des informations en temps réel sont malheureusement payantes.

Toutefois, de nombreuses informations sont intéressantes.

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BULLETIN D’INFORMATION ARBORICOLE

repris de la SCA. (Station cantonale d’arboriculture Av. de Marcelin 29 1110 MORGES).

— (bulletin No 8 du 7 sept. 2010)

CUEILLETTE

 

 Evitez de casser ou d’arracher le pédoncule des fruits lors de la récolte.

DATES DE RECOLTE 

Pommes

Gala                          En cours

Reine des Reinettes   En cours

Jonathan                    En cours

Kidd’s Orange Red     09.09

Rubinette                  13.09

Boscoop                   15.09

Diwa                         15.09

Topaz                        24.09

Golden                      27.09

Mairac                       30.09

Idared                        01.10

Maigold                     12.10

Poires

Beurrée Bosc            13.09

Comice                     13.09

Louise-Bonne            13.09

Packam’s                  13.09

— les dates de récolte des fruits sont indicatives.  Elles devront être affinées compte tenu des critères suivants:

  • Situation et exposition de la parcelle

  • Charge des arbres (quantité, régularité, etc)

  • Vigueur de la culture en place

  • Nature du sol : lourd ou au contraire léger

  • Pluviométrie et température

  • Age des arbres

  • De plus, en 2010, il faut compter entre 6-8 jours de retard par rapport à 2009.

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 Précautions à la récolte: La récolte est un moment décisif pour la bonne conservation des fruits. On aura soin de ne pas blesser les pommes et les poires. D’autre part, il faut mettre les fruits le plus rapidement possible dans le lieu d’entreposage.

il faut s’assurer de la bonne qualité de l’échelle donc de sa solidité.(voir lien ci-dessous):

http://www.bul.ch/asp/information_f/berichte_detail.asp?pkey=47

Il faut toujours attacher solidement l’échelle appuyée à l’arbre.

JUS DE FRUITS

Rappel – Attention à la présence éventuelle de patuline dans divers jus artisanaux. Cette mycotoxine est issue de diverses moisissures bleues (Penicillium, Aspergillus et Byssochlamis). Les champignons responsables se développent aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des fruits. Certaines mesures permettent d’éviter le problème :

  • Jamais de fruits tombés à terre

  • Fruits sains exempts de moisissure

  • Transport rapide et délicat vers le lieu de pressurage

  • Pressurage immédiat, sinon stockage au froid

  • Tri sévère avant pressurage

  • Matériel propre

  • Pasteuriser rapidement

  • Numérotation des lots selon pressurage et provenance de la marchandise (traçabilité).

Liste des transformateurs de fruits:
http://www.apfelsaft.ch/downloads/liste_verarbeiter_f.pdf
et
http://www.jus-de-pomme.ch/Pressoirs.php

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FEU BACTERIEN

Des contrôles par sondages se terminent dans environ 100 communes vaudoises.
Cette année, ce sont à nouveau des cotonéasters salicifolius qui ont été atteints. Vous pouvez éliminer ces plantes de manière préventive afin qu’elles ne constituent pas un réservoir important de maladie pour les années futures.

RONGEURS

Continuer la surveillance, particulièrement dans les jeunes plantations. Favoriser le piégeage.

CAMPAGNOLS ET GIBIER

infos du bulletin de décembre 2010:
Surveiller les jeunes vergers car ils constituent une cible privilégiée pour les campagnols et le gibier, lièvre et chevreuils.

DIVERS

.  —   TAILLE SUR CERISIER ET ABRICOTIER   —
Les grosses interventions peuvent être pratiquées de suite.

L’utilisation de produits ou de procédés mentionnés dans ce bulletin n’engage d’aucune manière la responsabilité de
la pomologie ou de la station cantonale d’arboriculture à Marcelin.

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BULLETIN D’INFORMATION ARBORICOLE

repris de la SCA. (Station cantonale d’arboriculture Av. de Marcelin 29 1110 MORGES).

— dès le 7 juin:  (bulletin No 5 du 1 juin 2010)

MOUCHE DE LA CERISE  (ver)

Le cumul des sommes de température et les premières captures au piège indiquent un retard de 7 jours par rapport à 2009.
La durée de la floraison s’est échelonnée sur une période relativement courte (10 à 12 jours).
La lutte insecticide doit intervenir environ 3 semaines avant le début de la récolte. Elle doit assurer une bonne efficacité curative et permettre de respecter le délai d’attente légal.

Pour respecter ces conditions, il faut distinguer 2 groupes de variétés et intervenir impérativement à des dates différenciées (1ère semaine de récolte correspond pour 2010 à la fin de la première semaine de juin) :
·– celles de 3ème et 4ème semaines de récolte : Beta, Noire de Chavannes,
Pelissier, Noire d’Etoy, Schumacher, Summit, Sunburst, Van, Basler-Adler, Techlovan, Arcina Fercer, etc.
·– celles dès la 5ème semaine de récolte : Star, Stark Hardy Giant, Basler Langstieler, Hedelfingen, Kordia, Lapins, Noire de Méched, Badacsony, Noire de Montreux, Schauenburg, Noire de Tartarie, Duroni 3, Sweet Heart, Regina, Verdel Ferbolus,
Hudson, etc.

INSECTICIDES homologués:  Diméthoate, Perfekthion, Rogor, Roxion : utilisation à 0.05%.

Délai d’attente 3 semaines.

REMARQUES:
Une bonne indication pour le choix de la date consiste à traiter les variétés mi-tardives au moment où l’on croque les tous premiers Burlat, et les tardives 4 à 6 jours plus tard.
Les variétés arrivant les premières à maturité (Précoce de Clies, Primulat, Earlise, Magda, Bigarreaux Burlat, Moreau, etc)  ne doivent pas être traitées contre le ver de la cerise.

FEU BACTERIEN
De nouvelles plantes hôtes sensibles sont ou vont entrer en floraison. Les premiers symptômes sur
pommiers et poiriers, voire les aubépines, sont susceptibles d’être visibles. Les risques de propagation sont donc présents. Signaler tout cas suspect au contrôleur communal ou à la SCA.

CARPOCAPSE DES POMMES, DES POIRES, DES ABRICOTS ET DES NOIX
Le vol des papillons de la première génération a débuté aux environs du 8 mai. Compte tenu des conditions climatiques peu favorables, le vol s’est ralentit. Dès le retour des conditions climatiques favorables, l’activité de ponte des femelles va reprendre. Les premières éclosions sont attendues dans les zones précoces à partir du 7 juin.

VER DES PRUNES (1ère GENERATION)
La lutte contre la première génération n’est à engager que si la quantité de fruits ne paraît pas
suffisante. L’application de Steward, Alanto ou Insegar peut être effectuée dès la réception du
bulletin. Tenir compte de la météo et compter 1 à 2 jours de décalage par 100m d’altitude.
Piégeage : il renseigne sur l’importance des populations.

TRAVAUX DIVERS:  SURGREFFAGE
Réduire le nombre et diminuer la grandeur des tires sève. Lorsque le rameau greffon a repris (10 à 15
cm), ne laisser qu’une pousse (pincer les concurrentes).

L’utilisation de produits ou de procédés mentionnés dans ce bulletin n’engage d’aucune manière la responsabilité de
la pomologie ou de la station cantonale d’arboriculture à Marcelin.

Pour les produits, respecter scrupuleusement les indications du fabricant qui figurent sur l’étiquette.
Attention aux délais d’attente en vergers pâturés.

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BULLETIN D’INFORMATION ARBORICOLE

repris de la SCA. (Station cantonale d’arboriculture Av. de Marcelin 29 1110 MORGES).

— dès le 15 avril:  (bulletin No 3 du 15 avril 2010)

AU VERGER ET JARDIN

Surveiller les nouvelles plantations de fruits à pépins, les cognassiers, ainsi que les espèces ornementales et forestières sujettes à la bactériose. Signaler tout comportement anormal au contrôleur communal ou à la SCA.

Sensibilité des variétés au feu bactérien :

http://www.agroscope.admin.ch/data/publikationen/wa_arb_07_pub_12694_f.pdf

Evolution des risques feu bactérien :
http://www.agroscope.admin.ch/feuerbrand/00844/02913/index.html?lang=fr

Symptômes, biologie et informations spécifiques vaudoises :
http://www.vd.ch/fr/themes/economie/agriculture/productionvegetale/arboriculture/feu-bacterien/

ABEILLES

L’imposition des séquestres pour cause de feu bactérien est entrée en vigueur le 6 avril 2010 dans les communes concernées par le séquestre.
L’apiculteur qui désire pratiquer la transhumance ou tout autre déplacement d’abeilles doit s’annoncer préalablement à l’inspecteur cantonal des ruchers, M. F. Crozet, (079 815 71 20).


TRAITEMENT PREFLORAL OU POSTFLORAL SUR LES ESPECES A PEPINS

Les pommiers sont actuellement aux stades phénologiques C3-D.

Par rapport à l’année 2009, un retard de 6 jours environ est actuellement constaté. Les dernières précipitations importantes avec un risque de projection d’ascospores de tavelure ont eu lieu en date du 3 avril (environ 20mm).
Respecter le délai d’attente si une huile minérale a été précédemment appliquée (8 à 10 jours).
Pas d’insecticide sur des arbres en fleur.

POMMIER stade E-E2 POIRIER stade G

.· TAVELURE http://www.agrometeo.ch
Des infections seront attendues dès les prochaines pluies. La décision d’intervenir et la cadence de renouvellement des applications se feront compte tenu des critères suivants :
– Etat sanitaire de la parcelle.
– La sensibilité des variétés.
– La croissance des organes végétatifs : évolution des stades phénologiques, nouvelles feuilles (voir photo
d’une pousse marquée ci-dessus).
– Les conditions météorologiques : température, quantité et fréquence des chutes de pluie (durée de
l’humectation du feuillage, lessivage du fongicide précédemment appliqué, etc).
Appliquer un fongicide organique simple, Captane, Delan.

· OÏDIUM : Le potentiel infectieux dépend essentiellement de l’efficacité de la lutte engagée l’année précédente.
En présence de rameaux oïdiés, ou d’inflorescences atteintes (enfarinée), ajouter du soufre mouillable.
PI et Bio: Solfovit, Elosal Supra, Sufralo, Thiovit, Helio soufre, Solfo fluid, Solfovit WG.Si le rameau est trop atteint, il y a lieu de le supprimer.

· TAVELURE et OÏDIUM
Fongicides à action mixte : Baycor C, Colt Elite, Pilzschutz für Obst, Rondo, Systhane C WG, Slick, Vision,
Veto top. Efficacité partielle contre la tavelure et l’oïdium : Myco-San (Bio) .
Si un traitement insecticide de débourrement a été appliqué, l’adjonction d’un insecticide à E2 n’est pas nécessaire.
Au fongicide choisi (excepté Mycosan, non mélangeable), on ajoutera si nécessaire un insecticide mentionné cidessous en tenant compte des ravageurs effectivement présents dans le verger. Un contrôle visuel préalable est recommandé.
· CAPUA
Pommier : stade E2 Insegar. Stade E- E2 de Golden, 1ère application de Capex (Bio) (granulose). La 2ème
Capex (Bio) sera à appliquer 10-12 jours plus tard (ou après floraison sur poirier).
· PUCERONS : Pirimor, Pirimicarbe, Flux, Alanto, Gazelle, Pyrethrum FS (Bio) ou mise en place de pontes de
prédateurs (Bio) .
· CHENILLES et PUCERONS : Zolone, Alaxon D, Basudine ou Diazinon.
· CHENILLES : Delfin (Bio) , Dipel (Bio) , Dimilin

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— dès le début avril 2010  (bulletin No 2):

STADES PHENOLOGIQUES

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A partir de la dernière semaine de Mars:

MALADIES DU PÊCHER, DU NECTARINIER ET DE L’ABRICOTIER

PECHER, NECTARINES, BRUGNONS :

Dès l’éclatement des bourgeons, ne plus traiter avec du cuivre . Préférer Bogard ou Slick contre la cloque du pêcher.
Dès l’apparition de la corolle (stade D) : contre la moniliose et la maladie criblée, Captane + ISS, Amistar, Flint.

ABRICOTIER :

Dès l’apparition des boutons blancs (stade D), ne plus utiliser de produits huileux (abeilles !), ni de cuivre (risque de phytotoxicité).
Contre la moniliose : Rovral, Switch, Teldor, Cercobin.

Contre la moniliose, maladie criblée, oïdium :
Amistar, Systhane C, Colt Elite, Pomstar C, Trizol cap, Veto Top.

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TRAITEMENT DE DEBOURREMENT SUR AUTRES ESPECES:

Une application avec un insecticide huilé, efficace contre les formes hivernantes des pucerons, cheimatobies et partiellement des acariens rouges est envisageable sur les essences fruitières avec les remarques mentionnées ci-après :
· Insecticides huilés : Veralin CD ou Oléodiazinon R.
· Produits cupriques : Cuivre bleu, Cuivre 50 divers Oxycuivre, Phytocuivre, Cuproxat ou autre produits cupriques à 0,1 – 0,2 %.
· Pas de mélange huile minérale + fongicide organique (phytotoxicité).
· Important : pas de fongicide organique dans les 10 jours précédant et suivant l’application d’une huile minérale ou de colza (risque de phytotoxicité).

CERISIER :

Dès le gonflement des bourgeons jusqu’au stade B-C, insecticide huilé + produit cuprique (cuivre contre le chancre bactérien et la maladie criblée).

PRUNIER :
Dès les stades B-C jusqu’à l’éclatement des bourgeons: insecticide huilé + produit cuprique contre la maladie bactérienne et la maladie des pochettes.

POMMIER, POIRIER ET COGNASSIER :
Le traitement de débourrement se fait à l’éclatement des bourgeons, stades (C-D). Insecticide huilé + produit cuprique contre la tavelure et le flétrissement bactérien du poirier

GROSEILLIER ET CASSISSIER :
Appliquer peu avant le débourrement un insecticide huilé.

RONCES :
En cas de dégâts d’ériophyides en 2009 (maturation irrégulière et incomplète des baies), appliquer au débourrement du soufre mouillable seul à 2 %. Remarque : pas d’adjonction d’huile minérale à ce traitement (risque dephytotoxicité).

SUR TOUTES ESPECES (SAUF ABRICOTIER ET PECHER), CONTRE LES COCHENILLES, ACARIENS ET PUCERONS :
En remplacement d’un Oléodiazinon ou de la Veralin CD, l’application d’une huile minérale (Minerol, Spray-Oil 7 E, Zofal D, Oléoc) à la concentration de 2% avant le débourrement (stade C) permet de combattre efficacement les diverses cochenilles (exceptée la cochenille virgule sur pommier) et les acariens rouges.
Il est aussi possible d’appliquer une huile de colza (Genol plant, Telmion, Vegoil, Zofal R) à 2 % au stade C-D.
Pour une application correcte de l’huile, traiter par temps doux et calme, lorsque la météo annonce un à deux jours sans risque de gel, ni précipitations.
Remarque : les abeilles sont de précieux auxiliaires (pollinisation). De ce fait, il s’agit d’éviter toute application de matières actives toxiques à leur égard.

FERTILISATION
En cas de doute sur les quantités de fertilisants à apporter, une analyse de terre avec interprétation est conseillée. La liste des laboratoires reconnus est disponible sur demande à la SCA.
La quantité d’engrais à apporter se détermine par la richesse du sol et la croissance de l’arbre. Un rameau annuel (exemple pommier) qui présente une longueur de 40 à 60 cm est considéré comme normal. Dans le cas d’une situation équilibrée on prévoit à l’are (100 m2) :
· 250 à 300 g d’azote (N)
· 150 à 250 g de phosphore (P2O5)
· 500 à 700 g de potasse (K2O).
Ces quantités ne couvrent bien entendu pas les besoins du gazon lorsque celui-ci est ramassé.
Cela correspond à environ 5-6 kg/are d’un engrais composé minéral ou organique, contenant 5% de N, 3-4% de P2O5, 11% de K2O complémenté de magnésium et de bore. Ces teneurs sont obligatoirement indiquées sur les emballages.
Si les arbres présentent trop de vigueur (pousses annuelles de 70 cm minimum), adapter la quantité, voire renoncer à l’apport d’azote N en choisissant un engrais qui n’en contient pas ou très peu.
Il est possible de remplacer l’engrais par du compost de jardin bien décomposé (50-100 kg/are).

FRAMBOISIER
La meilleure lutte contre le phytophthora consiste à faire une plantation sur butte en terrain favorable, pas trop lourd et bien drainé. L’apport de compost peut avoir un effet bénéfique contre le phytophthora. Le framboisier ne s’accomodant pas d’un pH élevé, il est judicieux de connaître le pH du compost. Si dépérissement important, contacter la SCA.

TAILLE D’ECLAIRCISSAGE SUR CERISIER
Elle se pratique sur des sujets faibles à moyennement vigoureux dans les cultures âgées de 4-5 ans.
Objectif : diminuer la quantité de bouquets de mai et favoriser l’obtention de fruits à gros calibre. Terminer cette sélection de bouquets de mai 15 jours avant la floraison.

AU VERGER ET JARDIN

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TAILLE  DE  FORMATION  SUR  CERISIER

.Dans les jeunes cultures, afin de faciliter l’émergence de pousses, on peut pratiquer des incisions sur les bois de 1 à 2 ans, à la scie et sur une profondeur de 3 à 6 mm en dessus de l’oeil que l’on veut favoriser.

Désinfecter l’outil à l’alcool après chaque arbre.   Attention : il est important de réaliser ce travail juste avant la montée de la sève.

Photo : réaction suite à une incision.  (Station cantonale d’Arboriculture  Marcelin – VD).

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Un petit grain de…       pollen

Le grain de pollen qui s’est formé dans l’étamine (organe sexuel mâle de la fleur) est arrivé à destination sur le pistil (organe sexuel femelle de la fleur).

Sa dissémination est effectuée principalement par les insectes, abeilles et bourdons, en ce qui concerne les arbres fruitiers à pépins et noyaux de nos régions. Mais aussi par le vent, noisetiers, saules…
    
Les colibris dans les pays tropicaux à l’aide de leur long bec peuvent goûter au nectar des hibiscus ou même certains coléoptères qui font la java durant la nuit dans les fleurs de divers types de nénuphars des régions chaudes.

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Le pistil de la fleur est composé de 3 parties : à sa base se trouve l’ovaire qui repose sur le réceptacle où sont aussi attachés les pétales et les sépales. Il est surmonté du style, une sorte de minuscule tige verticale ; à son extrémité se trouve le stigmate, un renflement cireux. C’est à cet endroit que le grain de pollen doit être déposé, à côté, c’est raté !
    
Notons encore que le grain de pollen doit atterrir sur une plante de même espèce ou dans de très rares cas, d’une espèce très proche, d’une variété compatible avec la sienne (interfertilité) ou la même variété si la plante peut se polliniser elle-même (autofertilité), si ce n’est pas le cas on la dit autostérile. Le stigmate doit être dans une phase de maturité permettant la germination (ni trop tôt, ni trop tard ou déjà pollinisé). De plus, il doit provenir d’une variété ayant un pollen de bonne qualité, ce qui n’est pas le cas du pollen des variétés dites triploïdes  (Belle de Boskoop). De plus, le pollen ne devra pas s’être desséché durant le voyage. Si ces conditions ne sont pas remplies, c’est encore raté.
    
Prenons l’exemple d’un grain de pollen qui a eu de la chance. Il se trouve maintenant sur le stigmate où les hormones présentes vont l’aider à se développer. Le grain de pollen est formé de 2 cellules. La première va développer le tube pollinique qui va entrer dans le stigmate et descendre dans le style, puis trouver une minuscule ouverture dans l’ovaire. La deuxième cellule va se diviser en deux parties (les gamètes mâles). Les deux gamètes vont descendre dans le tube pollinique jusqu’à l’ovaire. Une fois dans l’ovaire l’un des gamètes mâles va aller à la rencontre du gamète femelle et effectuer la fécondation. Le second gamète mâle s’unit avec une autre cellule de l’ovaire et produira un tissu de réserve (l’endosperme) qui servira de réserve nutritionnelle à l’embryon. Il peut dans certains cas persister dans la graine et aider à la germination.
    
Avec un peu de chance, le fruit va se développer, mûrir, les graines se disperser, puis germer, une plante se développer et bien plus tard, si le hasard ou la nature (selon votre humeur) a bien fait les choses, se mettre à fleur.

InfoPomo No 24 – 2010                                          Pierre-Alain ZANGGER

grain de pollen de tournesol  (Photo CNRS – France)

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BULLETIN D’INFORMATION ARBORICOLE

repris de la SCA. (Station cantonale d’arboriculture Av. de Marcelin 29 1110 MORGES).

Feu bactérien

A partir du 15 novembre 2009, seul le canton du Valais fait encore partie de la *zone protégée* suisse.  Plus d’infos sur notre page ” feu bactérien ”.

Moniliose

Eliminer sur les espèces à pépins et à noyaux le maximum de fruits moniliés en les jetant.  Vous limitez ainsi le potentiel infectieux pour 2010.

Campagnols

Surveiller les jeunes vergers car ils constituent une cible privilégiée pour les campagnols. Ne laissez pas s’installer une population de campagnols.

Chancre bactérien du cerisier – Cloque du pêcher

Il est possible d’appliquer un produit cuprique arboricole durant la chute des feuilles (en novembre – décembre).

Cloque du pêcher

 – infos de février 2011:  Le traitement contre cette maladie fongique doit être effectué pendant le repos de la végétation, juste avant le gonflement des bourgeons.  Le champignon hiverne sur les rameaux qui ont porté des feuilles cloquées (malades) l’année précédente. 
Traiter par temps doux et calme de manière à atteindre l’extrémité des rameaux. On utilisera un fongicide organique (Zirame Tabs, 1 tablette dans 1 litre d’eau, pas autorisé en PI et PER), Thirame 80, TMTD ou un produit cuprique.
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Remarque : les produits cupriques sont moins efficaces que les fongicides à base de Thirame ou Zirame.

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Bactériose du poirier : Cuprofix, Cuivre 50, Oxycuivre, Vitigran, efficacité partielle.

Avis important:

à l’avenir, il ne sera plus fait mention de noms de produits dans ce bulletin. Nous signalerons uniquement les familles de produits et donnerons les liens sur lesquels vous pouvez trouver les produits à disposition

(ci-dessous).

Index des produits phytosanitaires élaboré par les stations fédérales :

L’accent sera mis sur la connaissance et reconnaissance des ravageurs présents.

http://www.agroscope.admin.ch/data/publikationen/1268384394_CH_INDEX_ARBO-V110.pdf

Liste des produits homologués en lutte biologique :

https://www.fibl-shop.org/shop/pdf/1078-intrants.pdf

Ces documents peuvent également être commandés soit à Agroscope Changins Wädenswil ou au FiBL.

L’utilisation de produits ou de procédés mentionnés dans ce bulletin n’engage d’aucune manière notre responsabilité ou celle de la SCA. Pour les produits, respecter scrupuleusement les indications du fabricant qui figurent sur l’étiquette.


2010: Cours d’Apiculture

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Site météo et risques maladies fongiques et bactériennes :    http//:www.agrometeo.ch


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