La société

 

Assemblée Générale

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L’assemblée générale 2014 aura lieu le samedi 6 décembre

                             à 14 h au stand de Vernand

 


 

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Galerie et portraits

Extrait de la brochure  INFO POMO – N° 19 – septembre 2006

Nous présenterons ici le portrait des présidents qui ont animé l’’activité de la Pomo.

Nous aurions pu débuter par le commencement, c’est-à-dire 1908, en parlant des fondateurs et des premiers présidents. Par esprit de contradiction ou tout simplement pour démontrer que notre association est bien vivante et dynamique, nous vous proposons de commencer par le président actuel et de remonter le temps dans nos prochains InfoPomo.

C’est  Roland Gonin que nous vous présentons aujourd’hui.

Roland Gonin est né en 1948 à Essertines-sur-Yverdon, un village du Nord vaudois situé à plus de 600 mètres d’altitude, où il réside depuis toujours après un bref passage professionnel à la Sarraz et un apprentissage d’’horticulteur-fleuriste à Yverdon, que l’’on n’’appelait pas encore Yverdon-les-Bains. Il devient rapidement chef de culture dans un établissement de culture de fleurs en pots et coupées. Devenu responsable – on appelait ce métier jardinier – de l’’hôpital de Chamblon-sur-Yverdon, il cultive les fruits et légumes nécessaires aux besoins de l’’hôpital. Belle époque où les hôpitaux vivaient une bonne partie de l’’année sur leur propre production de fleurs, fruits et légumes.
C’est à cette époque que Roland Gonin s’intéresse de près à l’arboriculture, placé qu’’il était devant les besoins des arbres de la propriété hospitalière. Tout en continuant à cultiver les fleurs pour la décoration de l’’hôpital, il passe son diplôme d’’arboriculteur et se consacre aux arbres fruitiers de l’’établissement et à ses propres cultures à Essertines.
Ceux qui ont participé à ses journées de la pomme ou qui ont suivi avec lui des cours de taille à Chamblon, peuvent témoigner de la qualité des vergers tant d’’Essertines que de Chamblon.
Mais la volonté de l’’Etat de serrer les budgets des hôpitaux fait que Roland Gonin, depuis l’’hôpital de Chamblon, fournit aujourd’hui en fruits et fleurs coupées les cinq hôpitaux du Nord Vaudois. Mais l’’avenir ne s’’annonce pas spécialement rose pour la consommation de leurs propres produits par les hôpitaux vaudois.
Roland Gonin est un producteur conscient qu’il ne suffit pas de produire les
plus beaux fruits du coin, mais qu’il faut protéger son outil de travail, la terre. Un choix qui le porte à respecter les principes de la production intégrée (PI) et à user avec parcimonie des traitements phyto-sanitaires. Son amour du métier le conduit à partager ses connaissances arboricoles. Non seulement il préside notre société, mais il est l’animateur principal des cours de taille que la Pomo organise chaque printemps à l’intention des arboriculteurs non professionnels. Des connaissances sans cesse remises à jour lui permettent de transmettre aux membres, jeunes et anciens, de notre Association les méthodes de travail de pointe dans son domaine.

Son credo : respecter les saisons, consommer des fruits murs et sains. Père de deux grands enfants, il souhaite que de plus en plus de jeunes gens – filles et garçons – trouvent dans les métiers de l’arboriculture des débouchés à leur carrière ou tout simplement comme hobby à faire partager à leur famille. Comme Roland Gonin aime à le dire, sa profession et son hobby ne font qu’un. Le bonheur est bien dans le verger, non ?

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Alors, président ! Comment voyez-vous l’avenir de la Pomo ? Réponse : Il faut rajeunir nos membres tout en gardant les anciens qui ont tellement d’expérience à transmettre, améliorer la qualité de nos cours, en les étendant à diverses techniques comme la taille en vert et en élargissant les variétés d’arbres fruitiers, et enfin, préparer le Centième de la Pomo.

Bernard Knöbl

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Au tour de Bernard Knöbl

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Et les dames du comité du centième anniversaire

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Aperçu historique de la Société de Pomologie et d’Arboriculture du canton de Vaud

Un certain samedi 28 décembre 1907, après qu’un comité d’étude se fut penché sur la nécessité de mettre en place une organisation en vue de promouvoir la production et la commercialisation des fruits de Suisse Romande, des gens de la région lausannoise ont fondé la Société Vaudoise d’Arboriculture et de Pomologie. A l’époque, le Code Civil n’était pas encore en vigueur mais cela n’a pas empêché les fondateurs de concocter des statuts pour mettre en forme leur projet d’association.

 

 

      La société s’est alors mise en marche dès le début de 1908 et en l’an 2008, on a fêté ses 100 ans d’existence. Son développement fut particulièrement brillant puisqu’à certaines époques, on comptait près de 1500 membres. Votre comité actuel ne pouvait laisser passer une pareille date anniversaire et s’est mis au travail pour la fêter dignement.

 

   C’est ainsi qu’une première étape a consisté, au printemps 2007, en un inventaire sérieux des archives. A l’époque pas d’ordinateur, mais de belles plumes des présidents et secrétaires nous ont transmis de savoureux documents qui sont en cours d’étude et de classement. Une iconographie faite avec les moyens très limités comparés à ceux dont nous disposons aujourd’hui va nous permettre de mettre des noms et prénoms sur des têtes dont certains de nos membres actuels se souviennent encore. Si l’on travaillait dur, on savait se divertir aussi. Les courses en Suisse et à l’étranger étaient mémorables et chacun se pressait pour participer à des visites de producteurs éparpillés tant en notre région que beaucoup plus loin. On voulait comparer, apprendre, améliorer la qualité et finalement vendre au mieux sa production.

 

 

      Votre comité s’est mis au travail il y a déjà deux ans, pour vous préparer le samedi 17 mai 2008 une grande fête à l’Arboretum d’Aubonne. Une exposition de vieux outils aratoires et arboricoles, une présentation d’anciens arbres fruitiers mis récemment en culture, une plaquette rappelant les joies et les soucis de nos prédécesseurs furent couronnés par un repas où chacun a eu énormément de plaisir. Ce fut une grande journée.

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      Comme déjà relevé, un comité ad’hoc s’est attelé à la mise en valeur des archives soigneusement conservées depuis 100 ans. Un CD contenant des photos d’un autre temps pour le moins charmantes sera envoyé à tous nos membres à fin 2008. Notre site Internet – il faut bien vivre avec son temps – sera le premier à vous montrer de telles photos, des documents de l’époque et plein d’éléments intéressants. Dès la fin de l’été 2007, a commencé la publication de ces documents. Chaque membre recevra un exemplaire du CD ainsi que la plaquette. Alors je lance un appel. Avez-vous des photos peut-être inédites de l’époque ? Merci par avance de nous les confier pour que nous puissions les numériser. Cette méthode n’altère aucunement vos documents, c’est mieux que des photocopies. On peut adresser ces précieux souvenirs au secrétariat de la Pomo ou appeler le secrétaire ou le président qui s’arrangeront pour venir les chercher. Mais il fait faire vite, la fête est bientôt là.

 

 

Bernard Knöbl, secrétaire

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1908-2008, une alerte centenaire

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L’automne 1907 avait vu de nombreuses réunions d’un groupe de personnes qui avait pour objectif la création d’une société calquée sur la Société Pomologique de France. C’est ainsi que, réunis au lieu dit le Champ-de-l’Air, à deux pas de la Station fédérale d’essais agricoles de Mont-Calme sur les hauts de Lausanne, ces personnes ont concocté la fondation d’une association ayant pour but « le développement de l’arboriculture et la défense des intérêts généraux des sociétés d’arboriculture locales ou régionales dans le Canton de Vaud ».

 

 

 

     Dès janvier 1908, ces précurseurs ont mis en place leur association dont le siège était à Lausanne et le lieu de réunion du comité le Café du Midi sis du côté ouest du Grand-Pont. Si le Grand-Pont existe encore de nos jours, le Café du Midi a cédé sa place à un immeuble commercial jouxtant l’ancienne Banque Populaire Suisse.

 

 

 

     Le 24 mai 1908, le Comité de la Société de pomologie et d’arboriculture du canton de Vaud annonçait au Comité central de la société Vaudoise d’Agriculture et de Viticulture la fondation, dont l’assemblée constitutive avait eu lieu en février de la même année, de son association et lui demandait son appui moral

 

 

 

     Depuis cette période, la POMO, comme on l’appelle encore aujourd’hui, s’est développée en acceptant de nombreux membres tant individuels que collectifs et en devenant un interlocuteur reconnu des Autorités Vaudoises qui cherchaient à organiser le marché fruitier du pays de Vaud. Des cours étaient organisés dans différents domaines en relation avec la culture fruitière comme par exemple des cours d’utilisation des explosifs (pour les défoncements de terrains appelés à recevoir des plantations). Une commission spéciale composée de spécialistes visitait les plantations des membres et leur attribuait de bons ou mauvais points. Enfin, on voyageait en groupes et en train pour visiter des vergers à Morges ou ailleurs.

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La POMO a connu aussi des passages à vide après une pointe de plus de 1400 membres actifs. Les périodes des deux guerres mondiales ont freiné l’activité qui a cependant chaque fois repris la paix revenue.

 

 

 

     Aujourd’hui, la POMO est forte de près de 300 membres actifs. Elle est ouverte aux amateurs comme aux professionnels. Son activité est principalement fondée sur des cours pratiques dans les vergers et l’on constate que les jeunes couples souhaitant produire leurs propres fruits rejoignent les rangs des anciens.

 

 

 

     Le 17 mai 2008, à l’Arboretum du Vallon de l’Aubonne, les sociétaires se sont réunis pour un grand banquet commémoratif, une exposition et partager un moment « pomologique ». La POMO repart pour un siècle !

 

 

 

 

Bernard KNOBL, secrétaire

 

 

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Voici quelques souvenirs de nos très chers/ères  vétérans à qui nous devons énormément pour avoir travaillé durant de nombreuses années à la promotion de la POMOLOGIE en terre vaudoise:

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Le domaine du Champ-de-l’Air,  l’endroit où fut concoctée la fondation de notre  Société de Pomologie et d’arboriculture du canton de Vaud.

par Guy Delafontaine.

J’ai bien connu lorsque j’étais collégien à Lausanne, Le Champ-de-l’Air, domaine qui était situé à l’emplacement de l’école de médecine, à la Rue du Bugnon.
Mon grand-père Charles y avait étudié l’agriculture et l’arboriculture dans les années 1907-1910.
Mon père travailla pendant 40 ans dans le bâtiment voisin, l’Institut de physiologie de l’école de médecine de Lausanne, où j’allais le retrouver chaque jour à midi à la sortie du collège. J’ai visité à plusieurs reprises l’édifice du Champ-de-l’Air, qui était dans un triste état, et j’avais reçu quelques oiseaux empaillés (et poussiéreux)  lors du démantèlement du musée agricole, avant la démolition totale pour faire place à la nouvelle école de médecine.

L’édifice du Champ-de-l’Air était singulièrement hétéroclite, se composait de plusieurs corps de logis et s’étalait en longueur selon un plan capricieux suscité sans doute par la configuration accidentée du terrain, qui monte fortement du sud au nord. Il comptait deux étages de plus dans sa partie septentrionale, et était le paradis délabré pour l’exploration sauvage par quelques collégiens en 1954-1956. Un très vieux pressoir à levier et à vis, construit exclusivement en bois siégeait devant l’entrée et fut transféré à Aigle. C’est en fait le pressoir de Ravoire (Martigny) conservé au Musée de la Vigne, du Vin et de l’Etiquette au Château d’Aigle. Acquis en 1910 par Ferdinand Porchet de la station viticole, ce pressoir a été exposé à la 8e exposition agricole de Lausanne avec un écriteau précisant : «Pressoir de type romain ayant fonctionné en Valais à Ravoire en 1909» .
Remonté à la station de Champ-de-l’air sur les hauts de Lausanne (aujourd’hui CHUV), il a ensuite été exposé sous un abri dans le jardin du Château de Glérolles, où l’office des vins vaudois avait un caveau promotionnel. En 1971, il est déposé au Château d’Aigle avec plusieurs meubles. Il est considéré comme le plus ancien des pressoirs de ce musée, datant peut-être du XVIe ou du XVIIe siècle.

Selon les archives de la ville de Lausanne, le domaine du Champ-de-l’Air appartenait au 18ème siècle à la famille Vullyamoz, dont l’une des filles, Louise-Henriette, avait épousé Ernest Guillaume, baron de Rottembourg. Le domaine comprenant alors une maison avec grange et étable. De 1784 à 1787, les Vullyamoz et le baron de Rottembourg firent construire un imposant bâtiment pour lequel ils achetèrent une quantité considérable de bois à la ville. Ils avaient dû emprunter en 1784 la somme de 14200 livres de France «tant pour subvenir aux frais de la construction de bâtiments qu’ils font élever sur leur domaine du Champ-de-l’Air que pour réparer et bonifier et faire des acquisitions et arrondissement du dit domaine» . En 1806, le gouvernement vaudois acheta cette grande propriété. Le bâtiment principal contenant 36 pièces réparties en 3 étages sur rez-de-chaussée. Il utilisa le bâtiment comme asile d’aliénés, puis ce fut le siège de l’Institut agricole. L’hôpital cantonal a été construit dans le haut du domaine de 1875 à 1883, à côté de la station de recherches de viticulture de Montagibert (qui fut transférée à Changins) .

Ouvrons une parenthèse à propos de l’histoire des Bourla-Papey chère aux Vaudois, concernant Louis Reymond, homme de lettres et officier recruteur pour les troupes auxiliaires vaudoises, et qui termina sa vie enfermé au Champ-de-l’Air. Louis Reymond s’est retrouvé, en mai 1802, à la tête d’une troupe d’environ 3500 paysans révoltés, soit le commandement d’un général de division.
Il a alors entrepris d’aller de château en château afin de brûler systématiquement les anciens documents dont les nobles voulaient encore se prévaloir pour surtaxer les paysans. Cette troupe fut surnommée les “Brûle-Papiers” (“Bourla-Papey” en patois vaudois) .
Louis fut condamné à mort, puis après de moult péripéties, On l’interne alors au Champ-de-l’Air, où il continue à lire et à formuler des critiques lucides et acerbes contre les politiciens en place, jusqu’à son décès en 1821, à 49 ans.

Le Champ-de-l’Air fut aussi le lieu de naissance de la Radio Romande en 1922, et il hébergea le studio de T.S.F. (téléphonie sans fil), ainsi que ce qui fut le troisième émetteur de radio en Europe, avec une gigantesque antenne, déplacée ultérieurement à Sottens (en 1931) .

Voici un résumé de l’histoire mouvementée du Champ-de-l’Air à Lausanne, berceau de notre Société de Pomologie, et j’annexe à ce document une photo des bâtiments.

 


 

taille d'un rameau

 

Comité de la société vaudoise de Pomologie et d’Arboriculture (2014)

PRESIDENT

 

GONIN Roland  En Bugnon 1417 ESSERTINES S/YVERDON

tél. 024 / 435 17 87

mobile: 079 – 346 23 68                                         

fax 024 / 435 11 28

 

 

SECRETAIRE-CAISSIER

KNOBL Bernard  Case postale 211 1009 PULLY

tél. 021 / 728 31 05

mobile: 079 – 210 29 71

 

 

MEMBRES

BADAN Pierrette  Rue Nagelin 8 1880 BEX

tél. 024 / 463 29 60

 

 

 

DELAFONTAINE Guy    Av. Général Guisan 41    1400 YVERDON

tél. 024 / 425 90 22

 

 

ZANGGER Pierre-Alain Les Tigneuses 1148 L’ISLE

tél. 021 / 861 45 88

 

Ces personnes sont toujours à votre écoute, elles se réjouissent de reçevoir vos remarques, suggestions et encouragements.

taille d'un rameau

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Le comité du centième au complet, dans l’arboretum d’Aubonne le samedi 17 mai 2008

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