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ASSEMBLEE  et  LISTE DE COURS 2017

Invitation AG 2016 aura lieu le samedi 10 décembre 2016

à 14:00h au stand de tir de Vernand s/Lausanne

(au café-restaurant du Stand, 1er étage, situé à la route de la Blécherette 2, Vernand,  1032 Romanel-sur-Lausanne)

 


La liste détaillée des cours 2017 est disponible, et vous pourrez vous inscrire sur place.

*** Tous les membres actuels ont reçu un courrier postal avec le bulletin d’inscription aux cours, à remplir et signer, puis à envoyer au caissier, et aussi les infos et bulletin de versement pour les COTISATIONS 2017.  ***

pour information: voici la liste   Plan-cours 2017

 

 

De plus amples détails auprès du Secrétaire-caissier: Bernard Knobl,

tél. 079-210 29 71
email: bernard.knobl@bluewin.ch

 

Formulaire d’inscription et PLAN des cours 2017 ci-dessous

 

Plan-cours 2017

 

(à imprimer, signer et envoyer à Bernard, le secrétaire)

 

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Annexe inscription 2017    l’invitation à participer aux prochains cours et les infos et rappels utiles

 

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de beaux fruits vaudois

de quoi vous mettre l’eau à la bouche

… et de sélectionner vos futures plantations

chez Rétropomme  pommes, poires, prunes

le livre de référence, en vente à notre assemblée générale

Dès que les feuilles commenceront à chuter, il sera temps de traiter contre la cloque du pêcher et le chancre du cerisier . Il est évident que l’on ne traitera que les variétés sensibles et très sensibles à ces maladies. Par contre, on reportera le traitement au printemps si les conditions sont défavorables (neige, gel).

cloque du pêcher

Le badigeonnage des troncs des abricotiers, des pruniers et des jeunes cerisiers, limite les risques d’éclatement de l’écorce des troncs et diminue les risques de maladies bactériennes et fongiques.
Produits :
· Enduit bio pour arbre Neudorff (Garden center).
· Badipast (dans divers magasins Landi).

 Fruits à pépins
Jusqu’à 60% de diminution du potentiel infectieux de la tavelure du pommier par le ramassage et le broyage de toutes les feuilles tombées; c’est une mesure simple et efficace utilisée par de nombreux arboriculteurs professionnels.
Le broyage fin (broyeur, tondeuse) garantit une décomposition rapide des feuilles, et par là, une diminution importante du potentiel infectieux de nombreuses maladies fongiques des fruits à pépins, dont la tavelure.

Autre avantage, cette méthode de lutte est radicale (pas de résistance) et sans utilisation de produits phytosanitaires. Encourager ses voisins à pratiquer le broyage des feuilles augmente l’efficacité de la mesure pour votre verger.

Noyers

Comme pour le pommier, le broyage des feuilles une fois qu’elles sont toutes tombées est très utile car il diminue le potentiel infectieux de l’anthracnose. A pratiquer sur terrain si possible gelé.

Biodiversité fonctionnelle

Penser à diversifier les essences présentes dans vos haies afin de créer une diversité biologique favorable aux auxiliaires utiles dans la lutte contre les ravageurs des fruits. Ne pas supprimer systématiquement le lierre dans vos arbres, sa floraison tardive est très appréciée par nombre d’insectes utiles et les abeilles sauvages ou domestiques.
Profiter de l’hiver pour fabriquer 1 hôtel à insectes et des ruches à abeilles sauvages.
Lien intéressant à consulter :
http://www.energie-environnement.ch/maison/jardin
Rappel : privilégier les pépiniéristes locaux connaissant les conditions pédoclimatiques de votre région. Favoriser les essences et variétés les moins sensibles aux maladies, pour exemple voir la liste des variétés de fruits en fin de bulletin.

– Source: BULLETIN D’INFORMATION N° 17 DU 27 OCTOBRE 2014
du Centre de compétence en cultures spéciales à Marcelin / Morges (bulletin auquel nous souscrivons un abonnement).

CHOIX VARIETAL POUR NOUVELLES PLANTATIONS D’ARBRES FRUITIERS

– essences et variétés les moins sensibles aux maladies

Pour manger à la main et cuisiner :
– Ariwa, Boscoop rouge ou verte, Dalinette, Florina, Opal, Topas, Rewena, Rubinola.
Variétés spéciales pour le jus :
– Schneiderapfel, Remo, Rewena.
Anciennes variétés locales (liste établie en collaboration avec Fructus) :
Pomme Bovarde, Pomme Françoise, Pomme Grise vaudoise, Pomme Rochat, Pomme Record, Pomme vielle Châtaigne, Belle de Ballaigue, Douce rouge, Douce Fiaux, Framboise de Montet, Motteranche, Reinette de Chevroux, Reinette de Ferlens. Alant est une variété ancienne plantée en Suisse alémanique, avec une bonne résistance au feu bactérien.

Poiriers : Harrow sweet est une variété résistante au feu bactérien.
Pruniers : La prune de Chézard est donnée comme moins sensible au ver des prunes.
Pêchers : Bénédicte est une des variétés peu sensible à la cloque.
Noyers : La variété Franquette reste une référence en terme de qualité.

Les Rongeurs
Continuer à limiter les populations de rongeurs par trappage.
Contrôler régulièrement que vos arbres ne soient pas attaqués, soit par le campagnol terrestre, soit par le campagnol des champs.
A la plantation, protéger les racines de vos nouveaux pommiers par un treillis; ceci n’est pas nécessaire pour les autres essences fruitières.

Mercredi 26 novembre 2014
19h00 Aula du Gymnase de Marcelin sur Morges

Ouvert à tous
Conférence débat sur le verger en permaculture
Animée par Stéphane Sobkowiak:

arboriculteur Canadien pratiquant une
gestion de la biodiversité fonctionnelle
et de la permaculture depuis plusieurs
années. Organisation FiBL et SAGRCCCS.

Participation au financement :
CHF 25.- (y.c. 1 boisson)
Demande d’info à : 079/352 62 93 ou 79/ 808 58 80

Vous trouverez  ici la liste des 7 cours 2014

pour l’imprimer, puis effectuer vos réservations.


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L’assemblée générale a EU lieu le samedi 14 décembre

à 14:00h au stand de Vernand s/Lausanne

Le livre sur la pomologie de Bernard Vauthier y était en vente.


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Un frelon envahisseur se manifeste en France

Daniel Cherix *   &   Jean-Paul Cochard **
* Musée cantonal de zoologie et Département d’écologie et évolution, Université de Lausanne.
** Président d’honneur FSSA/VSBV  Fédération Suisse des Sociétés d’Apiculture.

C’est en 2006 que le Bulletin de la Société entomologique de France publiait une note de MM J. Haxaire,  J.-P. Bouguet et J.-Ph. Tamisier signalant la présence en France d’une redoutable nouveauté : le frelon asiatique Vespa velutina Lepeletier 1836. Cette note était suivie peu après d’un nouvel article intitulé << Premier bilan de l’invasion de Vespa velutina Lepeletier en France>>  (Hymenoptera, Formicidae) (Villemant et al. 2006).  Présente habituellement du nord de l’Inde à la Chine, de la péninsule indochinoise à l’archipel indonésien, cette espèce est considérée en Chine et au Cachemire (sous-continent indien)  comme un redoutable ennemi des ruchers.  En effet ce frelon peut détruire jusqu’à 30 % d’une colonie de l’abeille asiatique Apis cerana.  Le frelon s’attaque aux gardiennes de la ruche avant de s’attaquer au couvain qu’elles utilisent pour nourrir leurs propres larves. Pour répondre à ces prédateurs (plusieurs espèces de frelons), les ouvrières d’Apis cerana ont mis au point une stratégie relativement effïcace que les chercheurs ont appelé le  ’’heat-balling’’ (Ken et al. 2005).  Les ouvrières s’agglutinent autour du prédateur en formant une boule compacte et font vibrer leurs ailes, ce qui a pour effet de faire monter la température. Au bout de 5 minutes le centre de la boule atteint 45oC, température létale pour le frelon, mais pas pour les abeilles.  Bien que cette stratégie soit très efficace, à terme les colonies s’affaiblissent car le temps passé à l’approvisionnement diminue. Apis mellifera (notre abeille européenne), qui est aussi élevée en Asie depuis quelques décennies utilise la même stratégie, mais il semble que cela soit moins efficace que pour l’espèce asiatique, les boules contenant moins d’individus. On peut dès lors imaginer que la présence de cette nouvelle espèce de frelon en France puisse occasionner des dégâts importants aux ruchers et il convient d’être attentif à l’extension de cette espèce.

Ce frelon est un peu plus petit que le frelon ou talène que l’on rencontre chez nous  (Vespa crabro).  Il se reconnaît tout de suite par sa coloration plus sombre, la réduction des plages jaunes sur son abdomen et ses ailes fumées. Le meilleur critère est une fine ligne jaune qui sépare les deux premiers segments abdominaux.

Cette espèce construit des nids généralement sphériques pouvant atteindre une hauteur d’un mètre avec une circonférence de plus de deux mètres.  Les nids peuvent se trouver sur de grands arbres parfois à plus de 15 m de hauteur mais aussi dans des habitations ouvertes comme les hangars ou les granges. Il a été observé 10 à 12 nids distants de quelques mètres les uns des autres et sur trois arbres différents. Une période de quatre à cinq mois leur suffit pour se multiplier.  L’instant critique se situe aux mois de juillet-août , au moment où les reines avec quelques ouvrières frelons vont se réfugier dans des abris où elles pourront hiverner.  Le printemps suivant, le cycle reprends de plus belle.

Plusieurs choses sont inquiétantes : sa vitesse de reproduction relativement importante, la propagation sur de grandes distances, d’où un envahissement rapide du territoire.  Suivant les informations des personnes qui ont approché des nids, cette espèce ne semble pas plus belliqueuse que notre frelon et il est souvent possible d’observer des nids à une distance de 4 à 5 m sans attaque.  A première vue la piqûre ressemble à celle d’une guêpe, mais les personnes allergiques aux venins d’Hyménoptères devraient être prudentes.
Vespa velutina est une espèce prédatrice d’abeille. Les ouvrières attendent en vol stationnaire devant les ruches. Elles se précipitent sur les butineuses qui arrivent à la ruche, les neutralisent et les emportent vers leur nid. Durant ce vol stationnaire il est assez facile de capturer les frelons (un voile d’apiculteur est toutefois recommandé). Des apiculteurs ont observé que des frelons s’introduisent dans la ruche pour se nourrir de larves, pollen et abeilles, c’est-à-dire tout ce qui peut leur procurer des protéines de qualité.

Si la première capture avec identification date effectivement du 1er novembre 2005, les données transmises par le Service régional de la protection des végétaux d’Aquitaine suggèrent que l’introduction de Vespa velutina en France est antérieure à 2004. Un producteur de bonzaïs de Sainte-Livrade-sur-Lot aurait vu voler des frelons de couleur brune dès l’été 2004. II revenait d’un voyage en Chine où il avait aperçu cette espèce. De plus il a découvert deux nids sphériques dans des arbres de son voisinage en automne 2004, nids qu’il aurait détruit à coups de fusil !  L’année suivante il a revu cette espèce et en 2006 il a récolté un individu pour identification.  Il s’agissait bien de Vespa velutina. Suivant les informations recueillies, ce frelon asiatique aurait pu être introduit dans les cartons de poteries chinoises que ce producteur importe régulièrement de Chine depuis plusieurs années. Le trajet en bateau ne dépassant pas un mois, la survie de femelles fécondées cachées dans ces cartons est envisageable, lors d’envois au cours de la période hivernale. D’autres données ont été recueillies et en 2006   V. velutina était déjà largement répandue dans quatre départements << d’Aquitaine et à leur périphérie >> de bordure Atlantique.  En 2007, son aire de distribution s’étendait sur près de 300 km du nord au sud et 150 km d’est en ouest, soit une superficie de quelque 45’000 km2, en gros la superficie de la Suisse !
En automne 2009, ce frelon asiatique avait colonisé 20 départements, et il se trouve actuellement en Bourgogne !

Il est important de savoir que l’augmentation, à première vue assez rapide, de la présence de cette espèce dans le sud-ouest de la France semble caractéristique d’une espèce invasive (insecte exotique).  Il  convient donc de suivre avec attention ses déplacements. On sait que les espèces invasives sont très difficiles à contrôler, car elles ne possèdent pas de prédateurs spécialisés dans leur nouvelle aire de distribution et d’autre part, elles sont parfois peu porteuses de maladies et résistent beaucoup mieux aux parasites et maladies des espèces indigènes. On ne peut pour l’instant pas mesurer l’impact d’une telle espèce sur la faune locale, mais il est probable  qu’elle va entrer directement en compétition avec les autres espèces de guêpes sociales et risque d’avoir un impact au niveau de la prédation sur les abeilles et indirectement sur la pollinisation, principalement des arbres fruitiers. Cette prolifération en France en dans le futur en Suisse risque fort de mettre en danger la biodiversité végétale et animale. 

Il convient de rendre nos autorités attentives aux possibles conséquences de l’arrivée de cette espèce en Suisse et de lui attribuer tout de suite la dénomination d’invasive et de mettre en place les moyens nécessaires à son éradication (si possible ou en tout cas à son contrôle.)

Littérature

Haxaire J.,  Bouguet J.-P. & Tamisier J.-Ph.  2006. Vespa velutina Lepeletier, 1836, une redoutable nouveauté pour la faune de France {Hymenoptera, Vespidae).  Bulletin de la Société entomologique de France 111(2) : 194.

Ken T.,  Hepburn H. R.,  Radloff S. E.,  Yusheng Y.,  Yiqiu L.,  Danyin Z. & Neumann P.  2005.  Heat-balling wasps by honeybees. Naturwissenschaften 92 : 492-495.

Saunier R.  2007. Chasseurs de nids … Lutte contre la prolifération de <<Vespa velutina>>.
Abeilles et fleurs 680:20-21,  dont les photos agrémentant cet article ont été mises gracieusement à notre disposition.

Villemant C.,  Haxaire J. & Streito J.-C.  2006.  Premier bilan de l’invasion de Vespa velutina Lepeletier en France (Hymenoptera, Formicidae). Bulletin de la Société entomologique de France 111(4) : 535-538.

Les dernières nouvelles et photos sur internet :

http://www.unaf-apiculture.info/presse/DOSSIER_PRESSE_FRELON_ASIATIQUE.pdf

http://www.centres-antipoison.net/CCTV/Rapport_CCTV_Vespa_velutina_2009.pdf

http://insectesbatisseurs.univ-tours.fr/frelon_asiatique.htm

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InfoPomo No 24  –  septembre 2010

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D’ornement mais aussi fruitier : l’olivier de Bohême

Comme je désirais entourer notre maison de parfum naturel, j’ai recherché un arbuste qui fleurisse en automne. Mon choix s’est finalement porté sur Elaeagnus pungens. Cet arbuste à feuilles persistantes, dont la face supérieure est d’un beau vert brillant et la face inférieure grise à blanchâtre, (bien qu’actuellement on plante de préférence les types panachés soit à feuilles vertes bordées de jaune) s’est révélé très vigoureux. En octobre de petites fleurs blanches, sous forme de clochettes, apparaissent à l’aisselle des feuilles. Vu leurs dimensions, elles n’attirent guère le regard, par contre le parfum fort et pénétrant, doucereux, titille à coup sûr les narines. La floraison s’étale jusqu’aux premiers gels, soit vers fin novembre au plus tard.
 
Durant l’hiver les corolles tombent au sol et petit à petit le contour du futur fruit se dessine, mais la croissance s’accélère au printemps pour devenir un genre d’olive étroite. Vers la fin mai, les fruits rougissent et atteignent leur maturité, attirant merles et autres oiseaux, tout heureux de goûter si tôt les premiers fruits de la saison.
    
En fait, un gros noyau très dur occupe le centre du fruit. Il est enrobé d’une couche peu épaisse de chair rougeâtre, plutôt fibreuse mais doucereuse, donc mangeable.
    
Après diverses recherches pour savoir si ces fruits ne cachaient pas quelque toxicité malvenue, on s’est décidé d’en faire de la confiture.
    
A vrai dire c’est laborieux ; il faut les cuire dans de l’eau environ 5 minutes, puis les passer dans un tamis (une passoire à mailles pas trop fines) pour éliminer les noyaux. La masse rougeâtre est ensuite cuite à petit feu, avec du sucre de canne et, si nécessaire, un sachet de produit gélifiant. La confiture a un goût particulier, agréable et peu prononcé. Elle pourrait remplacer peut-être celle des cornouilles, l’acidité en moins, ou des cynorhodons, les graines poilues en moins.
    
L’olivier de Bohême ne demande aucun soin particulier ; il supporte aisément les gels hivernaux, préfère la mi-ombre et le sec. De temps à autre il faut rabattre ses longues branches arquées qui s’étendent toujours plus loin. Attention, certaines espèces fleurissent au printemps.

Roger CORBAZ

La pollinisation, un passage obligé complexe

par le professeur Daniel Cherix, Université de Lausanne, Département d’écologie et évolution

Parmi les animaux transporteurs de pollen, les insectes jouent le rôle le plus important, mais il n’y a pas que  les abeilles…

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(copyright Alexandre Csutoros)

D’une manière générale si la pollinisation est assurée par les animaux on parle de zoogamie. Il y a plusieurs groupes bien différents d’animaux pollinisateurs. Par exemple certaines espèces chauves-souris tropicales, de petits marsupiaux ou encore des oiseaux comme les colibris. Mais de tous les animaux transportant du pollen ce sont les insectes qui demeurent les plus importants. A première vue ils n’interviennent pas de manière consciente dans la vie des fleurs et leur rôle pollinisateur n’est en réalité qu’une conséquence de leur activité. Ainsi la présence des insectes sur une fleur se justifie par la recherche d’un partenaire sexuel, d’un lieu de nourrissage ou encore d’un lieu de ponte. Si en premier lieu il faut citer les abeilles domestiques, dont l’importance dans la pollinisation des espèces végétales cultivées est essentielle, nous allons voir que plusieurs autres représentants des insectes jouent un rôle parfois très important. Ces insectes se retrouvent notamment chez les Coléoptères, les Diptères, les Lépidoptères et les Hyménoptères.

Pour commencer, les Coléoptères (scarabées, coccinelles etc.) appartiennent à l’un des ordres les plus diversifiés parmi les insectes. On constate que deux types de fleurs sont fréquemment visitées par les représentants de cet ordre : d’une part, de petites fleurs réunies en une large inflorescence, offrant une place d’atterrissage facile, d’autre part des fleurs isolées mais à large corolle ouverte en forme de coupe. Dans les deux cas l’accès au nectar et au pollen est facile. Néanmoins on a remarqué chez les Cétoines, plusieurs parties mobiles portant des poils et servant de brosses à pollen. Chez d’autres espèces certaines possèdent des poils plus ou moins longs sur le prothorax et les élytres qui servent probablement à recueillir les grains de pollen et contribuent à l’action pollinisatrice de ces insectes.

Comme pour beaucoup d’insectes, les substances sucrées comme le nectar sont des aliments recherchés pour leur énergie mais il faut aussi d’autres substances que l’on va trouver dans le pollen. Dès lors un assez grand nombre de mouches sont devenues attirées par les fleurs et se nourrissent de nectar et de pollen. On distingue alors des mouches (Diptères) peu adaptées (on va parler alors de mouche à pièces buccales courtes) et d’espèces bien adaptées avec des pièces buccales leur permettant de puiser le nectar au fond des corolles étroites. Chez les mouches à pièces buccales courtes on trouve les grosses mouches à damiers ou mouches à viande ainsi que les Calliphoridés comme les mouches bleues ou encore les mouches de couleur verte et de nombreuses espèces de la famille de mouches domestiques (Muscidés). En revanche les Conopidés sont des mouches au vol bref et rapide et qui possèdent une trompe de 5 à 6 mm de long. Cette trompe est tout à fait adaptée à la succion du nectar et permet d’exploiter des fleurs comme les knauties, les scabieuses, les vipérines ou encore l’origan. Mais les plus importantes sont ces mouches noirs et jaunes de la famille de Syrphidés qui volent sur place. Elles sont les visiteurs les plus fréquents de nombreuses plantes appartenant à la famille des Caryophyllacées (œillets), Rosacées et Astéracées.  L’ultime spécialisation se retrouve chez les Bombyliidés, qui sont des nectarivores stricts, leurs larves vivant en parasites sur d’autres insectes. Les adultes ont un corps trapu recouvert de poils comme un bourdon et leurs pièces buccales sont allongées (10 à 12 mm) et permettent d’exploiter les corolles les plus profondes,un peu à la manière des colibris. Enfin chez les papillons la trompe permet l’absorption de nectar et le pollen est le plus souvent transporté sur sa trompe ou bien sur sa tête. On distingue trois groupes de pollinisateurs chez les papillons les Rhopalocères (vanesses, piérides etc.) et les Hétérocères et les Sphinx qui ont une activité nocturne ou diurne et se caractérisent par leur butinage en vol stationnaire. La trompe chez certains sphinx atteint 8 cm de long ! Le grand intérêt des papillons en tant que pollinisateurs est leur intervention aussi bien de jour que de nuit et le fait que les fleurs réagissent avec un rythme de production du nectar correspondant au pic d’activité de « son papillon ».

Cet article provient de l’ INFOPOMO No 23 d’octobre 2009, pages 4 et 5.

notre abeille mellifera                                            sphinx

bombyliidé                                                          calliphoridé

 de belles photos des abeilles mellifera et droits d’auteurs

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